Aller au contenu
EXPÉDITION 24 H PORT OFFERT DÈS 100 € STOCK FRANCE · 12 000 CARTOUCHES FABRICATION FRANCE + ITALIE SAV 06 09 12 81 60
0,00 € 0 article(s) dans le panier

Rechercher une référence

Calcaire & polyphosphate

Même action antitartre, protection des métaux différente

Les deux séquestrent le calcium de la même façon. Le silico-polyphosphate ajoute une part silicatée dont l'effet porte sur la protection des canalisations. Le choix se fait sur l'état de votre réseau, pas sur la dureté.

Deux tronçons de canalisation métallique : avec les cristaux bleus de silico-polyphosphate, la rouille cesse de progresser.

Ce que les deux ont en commun

L'action antitartre, et elle est identique. Dans les deux cas, la matière active se dissout lentement dans l'eau froide et séquestre le calcium et le magnésium déjà dissous : ils ne peuvent plus former de cristaux adhérents sur les parois, les résistances et les échangeurs. Dans les deux cas, la dureté mesurée en sortie est inchangée.

Le choix entre les deux ne se fait donc pas sur la dureté de votre eau. Il se fait sur l'état de votre réseau.

Ce que le silicaté ajoute

Des silicates, qui renforcent la formation d'un film protecteur à la surface des métaux. Ce film limite le contact direct entre l'eau et la paroi et ralentit la dissolution du cuivre, de l'acier galvanisé et des soudures.

Le polyphosphate simple forme lui aussi un film. La différence est d'intensité, pas de nature : sur une installation où la corrosion est déjà engagée, le silicaté travaille plus fort sur ce front précis.

Trois situations qui appellent le silicaté

  • Un réseau ancien. Canalisations en acier galvanisé, immeuble d'avant les années 1970, colonne montante d'origine.
  • Une installation mixte. Cuivre raccordé à de l'acier galvanisé : le couple électrochimique accélère la corrosion au point de jonction.
  • Une eau rousse au premier soutirage. Si le robinet sort teinté d'ocre après une nuit de stagnation, la corrosion n'est pas une hypothèse, elle est en cours.

Dans ces trois cas, le bénéfice n'est pas seulement la tenue des tuyaux. Une canalisation corrodée se couvre de tubercules, des concrétions d'oxydes poreuses qui réduisent la section, relarguent des particules et offrent au biofilm un abri à l'écart du chlore résiduel. Freiner la corrosion, c'est supprimer ces surfaces.

Quand le polyphosphate simple suffit

Sur une installation récente, entièrement en cuivre ou en PER, alimentée par un réseau en bon état. Il n'y a alors pas de corrosion à freiner, et le polyphosphate remplit intégralement le rôle qu'on attend de lui : empêcher le tartre de se déposer.

C'est aussi le choix des protections d'appareil ponctuelles, où l'on ne cherche qu'à préserver une résistance ou un échangeur : le film anticorrosion y apporte peu, puisque l'appareil est en aval de tout le réseau.

Polyphosphate et silico-polyphosphate
CRITÈREPOLYPHOSPHATESILICO-POLYPHOSPHATE
Action antitartreOuiOui, identique
Protection des métauxFilm simpleFilm renforcé par les silicates
Dureté en sortieInchangéeInchangée
Installation neuve, cuivre ou PERRecommandéNon nécessaire
Réseau ancien ou mixteInsuffisant seulRecommandé
Limite de température60 °C60 °C

Deux questions pratiques

Peut-on mélanger les deux dans un conteneur ?

Ce n'est pas l'usage prévu et cela ne cumule pas les effets. On charge un conteneur avec un seul type de cristaux. Si vous voulez passer de l'un à l'autre, videz le bol, rincez-le et rechargez : rien ne s'oppose au changement, à la recharge suivante.

Le rythme de recharge est-il différent ?

Non. Il dépend du volume de cristaux, de la dureté de l'eau et du débit de la maison, pas de la variante choisie. Comptez six mois pour un conteneur plein sur une eau de dureté moyenne, trois mois pour une bobinée garnie.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre les deux ?

L'action antitartre est la même : dans les deux cas, le calcium dissous est séquestré avant de pouvoir cristalliser. Le silico-polyphosphate ajoute des silicates, qui renforcent la formation d'un film protecteur sur les surfaces métalliques. C'est une protection anticorrosion, pas une filtration supplémentaire.

Dans quels cas choisir le silicaté ?

Sur un réseau ancien, sur une installation mixte cuivre et acier galvanisé, et chaque fois que le premier soutirage du matin sort teinté d'ocre. Ces trois situations décrivent une corrosion en cours : c'est elle qu'il faut freiner.

Le polyphosphate simple protège-t-il quand même de la corrosion ?

Oui, en partie : il forme lui aussi un film sur les métaux. La différence est d'intensité, pas de nature. Sur une installation récente tout en cuivre ou en PER, le polyphosphate simple suffit largement.

Le silicaté coûte-t-il plus cher ?

L'écart est modeste au regard de ce qu'une reprise de plomberie représente. Le vrai arbitrage n'est pas le prix des cristaux, c'est l'état de votre réseau.

Peut-on mélanger les deux dans un même conteneur ?

Ce n'est pas l'usage prévu et cela ne cumule pas les effets. On charge un conteneur avec un seul type de cristaux ; si vous voulez changer, videz et rincez le bol avant de recharger.

Les références concernées

Les références silico-polyphosphate, en conteneur plein ou en bobinée garnie.