Trois lignes, et pas une de plus
Le coût annuel d'une filtration domestique se calcule en additionnant trois choses. La quatrième ligne, celle qui plombe les autres solutions, n'existe pas ici.
- Le matériel, amorti. Un porte-filtre tient dix ans et plus. Son prix d'achat divisé par sa durée de vie pèse très peu chaque année.
- Les recharges. Leur prix unitaire multiplié par le nombre de remplacements dans l'année, qui dépend de la gamme choisie.
- Le port, sauf franco. Il est offert dès 100 € de commande. L'abonnement le réduit mécaniquement : un seul envoi dans l'année au lieu de trois ou quatre.
Et rien d'autre. Un filtre est une pièce passive : il ne consomme ni sel, ni eau, ni électricité, et il ne demande aucun contrat d'entretien.
Le calcul, sur les tarifs du catalogue
Les cartouches du catalogue démarrent à 2,15 € la référence, et les kits complets, matériel et première cartouche compris, à 10,70 €. À partir de là, le raisonnement est le vôtre.
| GAMME | DURÉE | RECHARGES PAR AN ET PAR CORPS |
|---|---|---|
| Éco | ≈ 3 mois | 4 |
| Standard | ≈ 6 mois | 2 |
| Premium | ≈ 12 mois | 1 |
Multipliez le nombre de recharges annuelles par le nombre de corps de votre montage, et vous avez votre budget. Un montage à deux corps en gamme Standard demande quatre cartouches par an au total, deux par corps.
Face à un adoucisseur
L'écart est large, et sur les deux postes.
À l'achat, un conteneur anticalcaire se compte en dizaines d'euros. Un adoucisseur posé se compte en milliers, installation comprise.
À l'usage, le filtre demande une à deux recharges de cristaux par an. L'adoucisseur consomme du sel, de l'eau et de l'électricité à chaque régénération, plus un contrôle annuel recommandé, plus le remplacement de la résine au bout d'une dizaine d'années.
Cela ne rend pas l'adoucisseur inutile : il fait quelque chose que le filtre ne fait pas, puisqu'il baisse réellement la dureté et supprime les traces de séchage. Mais si votre objectif est de protéger vos appareils, vous payez très cher une fonction dont vous n'avez pas besoin.
Face à l'eau en bouteille
Il n'y a pas de comparaison possible au litre : l'écart est d'un ordre de grandeur. Mais les deux ne répondent pas à la même question. Un filtre domestique protège une installation et améliore un goût ; il ne remplace pas une eau minérale choisie pour sa composition.
Le rapprochement honnête se fait avec une eau de table achetée uniquement parce que celle du robinet a un goût de chlore. Dans ce cas précis, un charbon actif se rembourse en quelques semaines.
Le coût de ne rien faire
C'est le poste le plus lourd, et il n'apparaît sur aucune facture, ce qui le rend facile à ignorer. Il se lit ailleurs :
- sur la surconsommation d'un chauffe-eau dont la résistance est isolée par le tartre ;
- sur sa durée de vie, écourtée par la surchauffe locale ;
- sur des mitigeurs remplacés au bout de cinq ans au lieu de quinze, parce que les portées céramiques ont été rayées ;
- sur une électrovanne de lave-linge bloquée par un grain de sable, pièce peu chère et intervention qui ne l'est pas ;
- sur le détartrage d'un échangeur de chaudière, facturé tous les deux à quatre ans sur une eau dure.
Aucun de ces incidents n'est spectaculaire pris isolément. Additionnés sur dix ans, ils dépassent largement le budget de la filtration qui les aurait évités.